Be Bad

août 21st, 2010  |  Published in CINEMA


Be Bad

de Miguel Arteta, sortie le 1er septembre

Qui ne se souvient pas de Michael  Cera, l’adolescent de Juno? Il est à l’affiche de Be Bad de Miguel Arteta, un film dans lequel il interprète Nick Twisp, un autre jeune  homme en crise.
Adapté d’un roman de C.D Payne, Youth In Revolt porte tous les codes du teen movie mais avec une touche intelligente, disons sensible.
Prenez Sheeni Saunders (Portia Doubleday), l’ado blonde qui rendrait fou n’importe quel homme: n’est-elle pas une  digne héritière de la fade série de films I Know What You Did Last Summer ou même American Pie ? Certes, mais regardez l’affiche du film, lunettes de soleil, sucette, c’est la Lolita de Kubrick qui pointe son joli minois. Son interprétation, d’une grande douceur doublée d’ambigüité, en est  l’écho.
Nick Twist lui-même n’est pas en place, il accumule les bourdes, c’est comme si son corps, pourtant très fin, lui pesait. Il est vierge et se  pose beaucoup de questions, forcément. Des images d’ébats apparaissent  devant ses yeux quand il prend des drogues. Il s’invente même un double, prétexte à une autre interprétation dans le film. Cet autre est stylé, sûr de lui et va l’influencer jusqu’à le pousser vers la jolie blonde. Alors  va-t-il y a voir une toute toute première fois ou pas?

On note les excellentes et très  drôles apparitions de Steve Buscemi en père de Twisp et de Zach Galifianakis  en beau-père ringard.
En somme une bonne comédie indie d’été qui sort un  premier septembre pour que les vacances continuent dans les têtes. En ce qui me concerne, c’est réussi. Il y a un certain plaisir dans la légèreté, Be Bad en est une preuve de plus.

Arnaud Jamin

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