Dead Man’s Bones

octobre 25th, 2009  |  Published in MUSIQUE  |  2 Comments

Dead Man’s Bones

(Anti/PIAS), disponible

Très attendu, le premier album de Dead Man’s Bones est enfin disponible. Au milieu de l’été, on avait décidé de vous en dire le plus possible sur ce groupe atypique, mais il nous restait encore à découvrir l’album entier. Dénudé jusqu’à l’os, Dead Man’s Bones est tout simplement à la hauteur.
Malgré son patronyme, propice aux blagues, il n’y a pas de folklore ici, ni de déguisements trop grands. Débarrassés de tout complexe, balançant aux orties toute dorure hollywoodienne, Ryan Gosling et Zach Shields ont réussi à écrire des chansons simplement addictives. Ce qui surprend en premier lieu, c’est une âpreté singulière et un refus de la facilité qui s’étendent tout au long des clairs obscurs de ce disque.
Et puis les voix sont tout ici : celle de Gosling bien sûr, étonnamment tendre et grave, aux trémolos charmants ; et ce choeur d’enfants qui emporte tout. Savez-vous que les enfants mettent tout leur coeur à chanter, aussi chaque fois que le choeur de Silverlake, partie intégrante de ce projet entre en scène, c’est une lame de fond, folle et joyeuse, qui vous prend. Sur ce disque on entend d’ailleurs parler entre les chansons : on est au château hanté avec cette bande de dingues, et on mange des plats étranges et délicieux assis par terre. Musicalement, et malgré les règles strictes qu’ils ont appliquées, Dead Man’s Bones arrive à présenter un disque riche, surprenant et dansant. Pianos, claviers, guitare sèche, voix et rythmiques, embarqués sur une ossature frêle et rudimentaire, vous envoient naviguer vers le fantôme d’un doux Elvis, les paysages colorés des Flaming Lips, un doowop réduit à sa plus simple expression : voix devant, guitare embusquée et choeurs de loups, clappements de mains plus habiles à vous faire danser qu’un boîte à rythmes… Et puis il y a ce Werewolf Heart, une langueur diffuse et trouble qui saisit, c’est un slow lynchien plein de velours, qui tombe la tête la première en transe. Un disque magique qui fait revenir à la surface des émotions fortes et des joies simples.

- Geraldine Ancri

Responses

  1. b says:

    octobre 26th, 2009at 22:29(#)

    magnifique

  2. pierocielo says:

    novembre 4th, 2009at 11:57(#)

    génial !
    à écouter en boucle

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